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Frais de notaire : comment les calculer en 2025 ?

Guide complet sur les frais de notaire en immobilier : calcul, barèmes, différences ancien/neuf et astuces pour les réduire.

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Contrat et stylo plume, acte notarié

Frais de notaire : ce qui se cache derrière

7–8 % dans l'ancien, 2–3 % dans le neuf

Ordre de grandeur

7–8 %
dans l'ancien
2–3 %
dans le neuf

Sur 300 000 € : environ 22 500 € dans l'ancien vs 7 500 € dans le neuf.

On les appelle "frais de notaire" mais c'est un abus de langage. La rémunération du notaire ne représente qu'une petite partie de la facture. L'essentiel de ces frais est en réalité des taxes reversées à l'État et aux collectivités locales. Voici comment ça se décompose.

Ce que contiennent vraiment ces frais

Les frais d'acquisition (leur vrai nom) se divisent en trois parties :

  • Les droits de mutation — environ 5,8 % du prix dans l'ancien. C'est la part la plus lourde, reversée au département (4,5 %) et à la commune. Le notaire ne touche rien là-dessus : il collecte pour l'État.
  • Les émoluments du notaire — sa rémunération propre, encadrée par un barème dégressif fixé par décret. Environ 0,8 à 1 % du prix. Pas négociable en dessous de 100 000 €, avec une remise possible jusqu'à 20 % au-delà.
  • Les débours — les frais avancés par le notaire pour votre compte : documents d'urbanisme, extrait du cadastre, état hypothécaire... Entre 0,1 et 0,2 % du prix, difficiles à réduire.

Pourquoi l'ancien coûte deux fois plus cher que le neuf

Dans le neuf (VEFA ou construction de moins de 5 ans), les droits de mutation sont remplacés par la TVA — déjà incluse dans le prix de vente. Le taux applicable passe de 5,8 % à environ 0,7 %, ce qui explique l'écart massif entre 7-8 % et 2-3 %.

Pour un achat à 400 000 €, la différence représente environ 20 000 €. Ce n'est pas anodin, mais cela ne justifie pas d'acheter dans le neuf si le marché local ne correspond pas à vos besoins — les prix au m² dans le neuf sont souvent 15 à 25 % plus élevés que dans l'ancien.

Peut-on vraiment les réduire ?

Trois leviers existent, avec des effets très différents :

  • Déduire le mobilier — si la vente inclut une cuisine équipée, des luminaires ou de l'électroménager, leur valeur peut être soustraite de l'assiette des droits de mutation. Ça doit être justifiable et raisonnable : 15 000 € de mobilier sur 300 000 €, c'est crédible. 80 000 €, ça ne passera pas.
  • Négocier les honoraires du notaire — pour les transactions au-dessus de 100 000 €, une remise jusqu'à 20 % est légalement possible. Peu de notaires la proposent spontanément. Il faut demander.
  • Certains départements appliquent un taux réduit — l'Indre et Mayotte maintiennent des droits de mutation plus bas. Ça ne change pas votre stratégie d'achat, mais c'est à savoir.

À intégrer dans votre budget

Les frais de notaire s'ajoutent au prix d'achat et doivent être couverts par votre apport personnel — les banques ne les financent généralement pas dans le crédit immobilier. Prévoyez-les dès le départ pour ne pas avoir de mauvaise surprise au compromis.

Pour calibrer votre budget global, commencez par connaître le prix du marché dans votre secteur. Consultez les données de ventes récentes dans votre ville, ou utilisez notre outil d'estimation pour avoir une base solide avant de vous lancer dans les négociations.

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